Notre activité

Un peu de technique

Le vol à voile est la prolongation indéfinie du vol plané.
En plaine ou en montagne, le vol à voile est praticable toute l'année selon les conditions aérologiques à partir de terrains spécialement aménagés et dans le respect des règlements de l'espace aérien.

Le planeur est plus lourd que l'air, dépourvu de moteur, son pilote doit puiser toute l'énergie du vol dans le milieu atmosphérique. Pour qu'il vole il faut faire apparaître une force qui s'oppose à son propre poids. Cette force est une résultante de la résistance de l'air qui se développe sur les surfaces portantes lorsque le planeur adopte une trajectoire descendante appropriée.

Le principe du vol plané se caractérise par une trajectoire descendante par rapport à l'air environnant.

Lorsque la masse d'air est stable ou descendante, le planeur descend par rapport au sol.

Lorsque la masse d'air est ascendante (vitesse ascentionnelle supérieure au taux de chute du planeur), le planeur s'élève par rapport au sol.

LE VOL A VOILE, C'EST LA RECHERCHE SPORTIVE DES MASSES D'AIR ASCENDANTES.

Les planeurs

Les planeurs modernes sont des engins sportifs les plus aérodynamiques existant au monde.
Biplaces ou monoplaces, ils sont entièrement profilés en matière plastique, fibre de verre, ou de carbone. Le très haut degré de finition des surfaces, dont dépendant leurs performances en vol, fait l'objet d'un entretien méticuleux.

LE POIDS A VIDE VARIE ENTRE 250KG et 450KG (biplace).

La mise en vol

Autrefois depuis le haut d'une pente. Aujourd'hui elle se fait avec :

  • l'avion remorqueur : au décollage et pendant le remorqué, le pilote aligne le planeur dans la trajectoire de l'avion. Le largage se commande depuis le planeur à 500 m d'altitude environ.
  • le treuil : l'enroulement d'un câble sur un tambour motorisé fournit une traction qui permet l'envol et la montée du planeur. Largage entre 300 et 600 m.

Ci-contre : notre Twin Astir, décollage au treuil à Seyne-Les-Alpes. Photo : Alain Bon.

Le vol plané

  • en ligne droite : le pilote communique une vitesse appropriée au planeur afin d'équilibrer son poids sur une trajectoire descendante. Cette manoeuvre se commande par la gouverne de profondeur à l'aide du manche qui est poussé vers l'avant jusqu'à ce que l'anémomètre indique la vitesse correcte.
  • en virage : sous réserve des conditions de vitesse minima, le pilote met le planeur en virage en agissant simultanément sur l'inclinaison (manche latéralisé du coté du virage) et direction (pédale du palonnier poussée du coté du virage). Cette double action, que l'on appelle conjugaison, a pour but d'éviter l'apparition de phénomènes parasites compromettant la symétrie du vol.

Le vol à voile

Le sport consiste à prendre et reprendre de l'altitude par ses propres moyens dans le but d'accomplir des circuits.
Des prises d'altitude se font à l'aide des masses d'air ascendantes qui sont de deux sortes.

Les ascendances thermiques : les masses d'air chauffées par conduction près du sol s'élèvent dans l'air plus froid et forment des colonnes dont le sommet est quelquefois matérialisé par un nuage appelé cumulus que les pilotes utilisent pour se repérer. C'est la convection La prise d'altitude s'effectue en mettant le planeur en virage et en spiralant à l'intérieur de ces colonnes d'air chaud.

Les ascendances de pentes : une crête montagneuse sensiblement perpendiculaire à la direction du vent perturbe son écoulement et provoque une déflexion vers le haut que le planeur exploite en faisant des allers retours le long de la pente.
Le vent frappant des obstacles déclenche dans l'atmosphère et parfois dans la stratosphère un système ondulatoire analogue aux vagues mais fixes par rapport au relief. Ce système se caractérise par des zones de fortes montées et aussi de fortes descentes. Dans l'air humide les systèmes ondulatoires sont matérialisés par deux types de nuages : les rotors et les lenticulaires.
Les planeurs exploitent la zone d'ascendance en se plaçant face au vent, en affichant une vitesse égale à celle du vent, donc en pratiquant un vol stationnaire par rapport au sol.
La prise d'altitude peut être considérable (vols stratosphériques) qui nécessitent d'emporter un masque à oxygène.

Le retour au sol et l'atterrissage

C'est le passage d'une trajectoire de descente à une trajectoire parallèle puis de contact avec le sol. Afin de mieux contrôler les paramètres, la meilleure tactique consiste à suivre une trajectoire parallèle au terrain en vent arrière afin de régler la vitesse d'approche, sortir le train d'atterrissage et visualiser l'ensemble de la manoeuvre. Puis le pilote effectue un virage à 90° qui le place perpendiculairement à l'axe d'atterrissage. Il règle sa pente d'approche au moyen des aérofreins. Enfin un dernier virage l'amène dans l'axe de la piste en conservant toujours sa vitesse et son angle de descente. Le contact s'effectue après un palier au ras du sol.